NOTE D’INTENTION

PROPOS DE LA PIECE

Depuis le début de ma pratique théâtrale, j’ai toujours aimé diriger mon travail vers l'exploration des différentes périodes de la vie, sans doute pour essayer de mieux comprendre comment l'être humain trouve sa place dans les sociétés.


J'ai observé qu'à différentes étapes, l'homme peut être confronté à des situations extrêmes où il n'y a que l'instinct de survie qui prédomine. Il puise alors dans ses propres ressources afin de les affronter.


L'enjeu est extrême dans la pièce car l'enfant, surnommée petite chenille par le bûcheron est prisonnière de son corset. Elle étouffe et doit s'en libérer pour survivre et renaître. Elle doit quitter sa chrysalide pour se métamorphoser.


J'ai choisi de représenter ce personnage de petite fille en marionnette, en opposition au bûcheron et à la présence qui eux sont joués par des comédiens. Cela  permet de renforcer les différences physiques entre la marionnette et le bûcheron dont la force et la taille sont imposants. La petite fille a un handicap avec son corset en bois, sa taille est plus petite car c'est une enfant.


Je place l'enfant en scène comme un élément à manipuler car on sait que c'est une marionnette, qu'elle dépend de son marionnettiste qui lui donne vie. Mais en avançant dans l'histoire, c'est elle qui prend le contrôle de la situation sur le bûcheron, en lui faisant croire que sa mère est venue le chercher.

Elle va même se révéler maîtresse du jeu, lorsqu'à son tour, elle manipulera des objets pour leur donner vie. Et comme dans un jeu d'échec, elle est un simple pion qui par la force de la vie peut faire échec et mat.


Le dernier personnage qui enrichit cette histoire est la Présence, personnage qui met en scène cette histoire, son histoire, celle qui contrôle les fils de l'histoire, la tension et le rythme avec sa musicalité.


A ce jeu de ”faire semblant”, je fais correspondre le principe scénographique de détournement d'objets. De simples objets accompagnent le bûcheron dans son quotidien. Il vit dans une cabane près de son arbre au milieu du désert que lui même s'est construit, avec sa poule et ses oeufs. Ces objets se métamorphosent en objets marionnettiques, mais aussi en objets qui, grâce à l'informatique et à des capteurs de mouvement, deviendront sonores d’un simple geste.


Cette création me permet de montrer qu'il ne faut pas se fier aux apparences et que ce sont ces situations extraordinaires qui nous permettent d'être fort ou faible.


Kiké Gomez



C’est l’histoire d’une petite fille, née sans colonne vertébrale, qui grandit et qui a besoin d’un nouveau corset en bois, car celui qu’elle porte est trop étroit.


Cet enfant, face à son handicap, va redoubler d’ingéniosité, de ruse, de manigance et d’humour pour convaincre un bûcheron (naïf, malheureux, brutal, solitaire) de lui couper un arbre afin de lui sculpter le corset qui la sauvera.


Mais il ne reste qu’un seul arbre dans ce pays qui s’appelait autrefois le Pays des arbres…

Et le bûcheron va refuser catégoriquement de couper l’arbre, car cet arbre, c’est sa vie.


Va-t-il empêcher la petite chenille de grandir et de se transformer?

Stéphane Jaubertie

Kiké Gomez, Eduardo Jiménez et Alicia Quesnel

Kiké Gomez

Annette Banneville, Alicia Quesnel et Denis Monjanel

Eduardo Jiménez et Alicia Quesnel

Eduardo Jiménez

Gilles Loubet avec l’atelier construction CDN Comédie  de Caen

Thomas Lundqvist et Kiké Gomez

Annette Banneville et Denis Monjanel

Léopold Frey

Jérome Houles

Atelier costumes du CDN Comédie  de Caen

Murielle Lourenço

Le Marchepied

12

2014

SEP

 

©Alkime Grafk

Texte

Direction

Mise en scène

Avec

Dramaturgie

Scènographie et costumes

construction décor

conception et construction marionnette

Création musicale

Luthier informatique

Lumiéres

Réalitation costumes

Chargée de diffusion

Accompagnement administratif

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Intense et saisissante, cette fable singulière et drôle intègre de vraies valeurs humaines et sociales